Evénements antérieurs

Vendredi 27 Avril 2018
20h00

Cycle Russe : Le Manteau

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Âge légal: 16 ans

Entrée: 10.- / 5.-

VO / ST Fr

1926

Russie

Cycle Russe

Le cinéma inspiré de la littérature russe, une source abondante à laquelle nous avons puisé trois surprises à découvrir en avril et mai au cinéma Oblò.
Chaque film est introduit par un membre de la section russe de l’Université de Lausanne qui partage avec nous son savoir et sa passion.

vendredi 13 avril 2018 Quelques jours de la vie d’Oblomov (d’après l’œuvre de I. Gontcharov)

vendredi 27 avril 2018 Le Manteau (d’après l’œuvre de N. Gogol)

vendredi 4 mai 2018 Film à définir

Le Manteau

Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg, 1926, Russie, 1h30

Akaki Akakievitch Bachmatckine est un jeune fonctionnaire. Il travaille à St-Petersbourg et, au cours d’une promenade sur la Perspective Nevski, il croise une belle inconnue qu’il suit jusque sur le seuil de la maison où elle disparaît. A partir de cet instant, Bachmatchkine prend conscience de l’ennui de sa vie privée et de sa vie professionnelle et ne rêve qu’à une nouvelle rencontre avec la « créature du ciel ». Mais il s’avère que celle-ci est une femme dépravée…et l’ennui reprend ses droits…pendant des années. Cependant, un nouveau rêve s’insinue dans la tête désormais grisonnante du bureaucrate : il décide de se faire faire un nouveau manteau. Il met tous ses soins à mener à bien ce projet. Après avoir fêté le nouveau manteau avec ses collègues, Bachmatchkine rentre chez lui, seul, à une heure tardive. Des bandits le dépouillent de son manteau. Le fonctionnaire tente de faire intervenir les Hautes Chancelleries : ses supplications restent vaines. Un « homme important » malmène le malheureux Akaki Akakievitch, qui rentre chez lui, se couche, est hanté par ses cauchemars et meurt à l’aube.

Adapté de deux récits de Nikolaï Gogol, La Perspective Nesvki et Le Manteau, ce film tourné à l’époque du cinéma muet constitue un véritable tour de force, puisque les textes sur lesquels il se fonde sont surtout remarquables par la vivacité et la truculence du langage qu’y est déployé.